Amenagement mosque du pache, palais du bey par les turque par tosyali

L’année 2018 sera prolifique pour ce qui est de l’aménagement urbain et la mise en valeur des sites et monuments touristiques à la faveur des travaux d’extension de la place du 1er Novembre 1954, la restauration du Palais du Bey Mohamed El-Kebir et la mosquée du Pacha, deux pièces archéologiques de la période ottomane

D’ailleurs, une convention de restauration d’une importan te pièce architecturale qu’est le palais a été signée récemment par la société turque « Tosyali » et le directeur de l’Urbanisme, en présence de son Excellence l’ambassadeur de Turquie en Algérie, et des autorités locales. Cet évènement était très attendu par la société civile, du moins tous ces citoyens qui désespéraient d’une fâcheuse situation qui mettait en danger de mort ces monuments et sites historiques, abandonnés depuis longtemps pour être soumis aux aléas du temps et de la dégradation des mains de l’homme. D’ailleurs, des vols et des disparitions de pièces répertoriées ont été relevés dans le dossier du patrimoine historique, en sachant qu’elles représentaient les périodes espagnole, ottomane et française. La société est chargée de financer le projet de restauration du Palais et de la mosquée du Pacha, relève-t-on. Sur un autre plan, le transfert du centre d’information de l’ANP à la commune d’Oran permettra d’ouvrir le vaste espace sur la place du 1er Novembre et de faciliter la circulation vers la nouvelle mairie en voie de réhabilitation sur le site du Château Neuf. A noter que c’est la société turque « Tica », une agence spécialisée dans la restauration, qui avait déjà séjourné Oran pour faire le point sur l’état de dégradation du palais et de la Mosquée du Pacha, un édifice religieux réalisé durant le règne du bey Mohamed El-Kebir, qui prendra encharge les travaux.Pour l’histoire, de tous les édifices du culte recensés dans l’inventaire du patrimoine historique, la mosquée du Pacha, reste incontestablement la pièce architecturale la mieux entretenue pour rester de nos jours ouverte aux fidèles. Elle est visible en empruntant la rue Benamar Boutkhil (ex rue Philippe) dans le « Vieil Oran ». Cette mosquée a été classée monument historique le 6 août 1952, classement confirmé, après l’indépendance le 20 décembre 1967. La mosquée a été édifiée sur ordre du Bey Mohamed El-Kébir, de 1792 à 1796. Elle fut dédiée au Pacha Hassan qui contribua à son financement. L’on raconte que l’argent provenait du rachat des prisonniers de la garnison espagnole, après la libération d’Oran par les résistants oranais et l’armée ottomane. Les travaux de construction ont été supervisés par Si Mohamed Cherchalli Ben Tadbirt. Cet édifice de culte fut occupé par l’armée coloniale française en 1831. Plus tard, elle fut rendue au culte musulman pour être restaurée par Viala de Sorbier, architecte en titre de la ville. Une inscription des « Habous » de la mosquée est conservée au Musée National Ahmed Zabana. Son minaret, de forme de sept côtés, de style ottoman, qui est localisé à la rue de la Mosquée, a été réalisé durant la même période que la mosquée du Pacha.Quant au Palais du Bey (Château Neuf), sa date de classement a été effectuée le 23 juillet 1952 et en décembre 1967. Le Palais est construit à l’intérieur du Château Neuf par le Bey Mohamde El-Kebir en 1792 et dont il fit sa résidence. L’intérieur du palais se divise en deux parties bien distinctes : la demeure du Bey et l’autre, le Palais proprement dit. Une galerie couverte mettait l’une et l’autre partie en communication. Des transformations ont été apportées au plan de l’édifice par l’armée coloniale. Durant la guerre de libération nationale, le général commandant la Division occupait la demeure du Bey, jusqu’à l’indépendance nationale. Le « Pavillon de la Favorite » fait aussi partie du Palais du Bey. Il est destiné au harem. A l’époque, un jardin séparait le pavillon du corps du palais.

 

Par Abdallah.B

 

Source

westribune

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